Une petite ruelle tout à fait calme.

Aller en bas

Une petite ruelle tout à fait calme.

Message par Admin le Ven 5 Oct - 2:44

Quiconque a déjà été au chemin de traverse aurait du mal à s’y imaginer tituber à cause de la chaleur. Pourtant, quelques semaines après la déjà célèbre “plus grosse vague de chaleur du 21ème siècle”, les températures restaient difficilement soutenables, même en soirée. Ce mois d'août caniculaire, pourtant à peine à moitié entamé, avait fait bien des victimes, chez les moldus comme chez les sorciers, mais si les raisons étaient bien différentes, le résultat était identique. Des rues désertes, sales et poussiéreuses, une morosité durable, et voilà que le quartier des mages prenait des airs de ville abandonnée. Pour ne pas arranger les choses, le silence des soirées d’ordinaire animées suffisait à décourager les rares touristes qui auraient été prêts à mettre le nez dehors.

Difficile alors pour quiconque le croiserait de rater l’homme qui avançait entre deux des rues principales, de ne pas remarquer son pardessus, son haut de forme et son étrange mallette. Un auror aurait fui la surface pour se réfugier dans la fraîcheur des halls du ministère, un étranger n’aurait pas porté un chapeau à cette heure-ci. Néanmoins, au fond d’une ruelle étroite et au coeur d’un quartier désormais fantôme, il n’y avait personne pour s’attarder sur ce genre de détails. Personne non plus pour remarquer la gravure sur la porte devant laquelle l’homme venait de s’arrêter, un félin aux contours brouillés par les affres du temps. Ni même pour voir le pan de bois s’entrouvrir après à peine quelques secondes, et une main faire rapidement signe à la personne d’entrer.

L’être le plus proche de tout ça, le seul à avoir entendu le lointain claquement de la porte lors de sa fermeture, était un enfant vagabondant à quelques rues de là, mais semblait bien plus attiré par le lampadaire qu’il essayait vainement d’escalader. Du moins jusqu’à ce qu’une bourrasque d’une moiteur étouffante vienne délicatement coller sur le métal la couverture froissée d’un journal, porteuse d’une photo animée déjà gravée dans la mémoire de tous les habitants de la ville. Dessus, une silhouette émaciée, celle d’un homme à la barbe mal taillée et aux cheveux en bataille, qui auraient presque pu dissimuler la cicatrice sur son front si l’intéressé n’était pas penché vers la planche qu’il tenait entre les mains, porteuse de l’en tête “Prisonnier ᛗᚪ390”. Le titre surplombant le tout, si gros soit-il, semblait bien superflu. Tout le monde connaissait le visage d’Harry Potter.
avatar
Admin
Admin

Messages : 16663
Date d'inscription : 21/05/2017

Voir le profil de l'utilisateur http://www.poudlardrenaissance.com

Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum