C'est ce que l'on nomme, Famille.

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C'est ce que l'on nomme, Famille.

Message par Alena Erlingson W. le Sam 28 Avr - 21:38

En ce lendemain de rentrée, à plusieurs miles de Poudlard, au delà de la Manche et au coeur de la forêt de Brocéliande, Léana est de retour, "chez elle". Elle semble épuisée, vêtue d’un long manteau noir, qui maigrissait encore plus son corps malmené par ce voyage impromptu. À tout juste dix huit ans, elle était partie sans prévenir personne, elle avait souhaité faire ce voyage seule. Faire un point sur elle même. Et cela avait porté ses fruits.

La grande maison est à présent vide, il n'y a plus trace de ses frères et sœurs. Plus trace de ses parents. Plus trace des domestiques, hormis les Abjuhel, Roselyne et son mari, qui vivent toujours dans la maisonnette attenante au domaine. La jeune fille est quelque peu attristée par ce morne spectacle mais ne s'en formalise pas plus, tant pis. La séparation avec ses parents à été plutôt rude, mais la Serpentard n'en avait cure à présent, comme si l'infâme rejet auquel elle avait été confronté n'avait pas eu lieu, comme si tout cela était arrivé à une autre personne.

Après avoir fait le tour de la maisonnée, la blonde se dirige vers l'habitation des Abjuhel. Elle regarde un instant le jardin en friche, avant de se poster devant la porte. Elle avait été odieuse avec sa nourrice la dernière fois, contrecoup de la colère. Elle souffle, dans un sens, ce n'était pas entièrement sa faute. Ses parents n'avaient jamais étés aussi cruels avec elle. Tout ce qu'elle s'était imaginée sur sa prétendue famille soudée avait volé en éclat ce fameux soir :



Léana, du haut de ses seizes ans arrive chez elle. Étant donné que c'était les vacances, il était naturel qu'elle y retourne. Elle pose ses valises devant les grilles du domaine pour les ouvrir. Lorsque c'est fait, la jeune fille regarde le paysage qui s'offre à elle, sa maison, son chez-elle. Une immense vague de bien être l'envahit à ce moment, plus grande qu'elle ne l'avait imaginé. La maison lui avait manqué, bien plus qu'elle n'avait osé l'exprimer. De même que sa famille, dont elle n'avait eu que peu de nouvelles ces trois dernières années.

Elle récupère sa valise au sol, en chassant cet élan de mélancolie pour s'avancer devant la porte et cogner le heurtoir en cuivre de cette dernière. Contre toute attente, ce n'est pas l'un de ses parents qui lui ouvre. C'est Hélias, son frère aîné dont elle avait eu encore moin de nouvelles, aucunes en réalité. L'homme d'une trentaine d'années, semble surpris de voir sa sœur ici. Léana surprise elle aussi, mais surtout heureuse, lâche aussitôt sa valise pour se jeter dans les bras de son frère et l'enlacer.


- Hélias ! Qu'est-ce que tu fiche là ?

Son frère l'enlace en retour en sa main dans les cheveux de sa cadette. Cette dernière n'a pas remarqué ni ses yeux rougis, ni son air fatigué.

- Léana. Je.. j'ai décidé d'arrêter ma formation. Toi, qu'est-ce que tu fais là ?

Évidemment Léana reste dans les bras de son frère, la tête enfouie dans son t-shirt.

- C'est les vacances à Poudlard, je rentre à la maison..

- Tu ne devrait pas être là, Léa.

La coupe-t-il alors qu'elle se détachait de son étreinte en fronçant les sourcils.

- Pardon ? Pas là ? Pourquoi ?

- Les parents ne veulent pas te voir.

La voix ordinairement si enjouée de son frère n'est à présent qu'un murmure à peine inaudible, froid comme la glace du pôle.

- Hélias, à quoi joues-tu ? Laisse moi entrer, s'il te plaît.

- Non, tu n'a rien à faire ici, pars.

- Je veux voir Naëlle et Rubben, Hélias.

La blonde commence à se frayer un chemin pour entrer dans la maison, mais ce dernier ne la laisse pas faire, impassible.

- Ça sert à rien, ils te croient morte.

- Morte ? Qui a dit cela ? Qui a dit que j'étais morte ?

- Les parents, maintenant dégage Léana.

La jeune fille est choquée par les paroles de son frère, elle n'y croyais pas le moins du monde et continue à tenter de passer, vainement.

- Ne me ment pas Hélias, les parents ne feraient jamais ça. Où sont-ils d'ailleurs ?

- Je ne ment pas. Ils sont à l'intérieur avec les jumeaux, et tu ne les verra pas.

Léana commence sérieusement à s'agacer, son frère lui bloque encore le passage le même air froid plaqué au visage.

- Si je veux entrer, je rentre Hélias.

La blonde ne vois pas d'autre solution, elle sort sa baguette et Petrificus son frère aîné. Ce dernier n'a pas le temps de bouger et tombe à la renverse le corps aussi dur que du marbre, elle en profite pour lui administrer une potion affaiblissante avant de le mobilicorpus. Léana reprend alors sa valise et rentre dans la maison sans plus de cérémonie en enjambant le corps pétrifié de son frère.
La jeune fille se dirige aussitôt dans le Salon principal de la demeure, là où, étant petite, elle avait passé le plus clair de son temps, après sa chambre, la cuisine et le jardin. Le fameux Salon principal avait complètement été refait. Le bois clair aux murs et aux plafonds. D'immenses baies vitrées, donnaient vue sur une myriade d'arbres et de plantes exotiques qui avaient été plantées soigneusement par le jardinier du domaine. De grands rideaux immaculés volaient au gré de la brise saoudienne qui traversait la pièce irrégulièrement. On trouvait sur un tapis brodé, une table en bois sombre au milieu d'un attroupement de sofas et de poufs colorés. Dans un coin de la pièce, accolé à une fontaine en marbre, un nombre incalculable de babioles Africaine trônaient sur un buffet en bois. C'était absolument magnifique, frais et raffiné. Toutes ces couleurs, tout le mobilier et l'aménagement, jusqu'au moindre clou tout rapportait au dernier voyage des parents Waldorg : la Tanzanie.
La Serpentard entre alors dans la pièce, qui est vide, elle n'y passe qu'en coup de vent en direction de sa chambre d'abord, l'esprit en ébullition. Elle prend le chemin le plus long pour l'atteindre, espérant tomber sur Roselyne, vainement. Elle arrive donc finalement à sa chambre. Cette dernière n'a presque pas changée. Tous les meubles sont à leur place, il n'y a pas un brin de poussière, comme si Roselyne était passée chaque jour depuis trois ans pour en prendre soin. Elle se sent alors plus que rassurée, son frère ne lui avait dit que des bêtises, pour changer. Elle pose sa valise au sol et s'en va à la recherche de sa famille.

Léana parcours le domaine de long en large, à la cuisine, elle laisse le corps de son frère à l'entrée et part à la  rencontre de Roselyne. Elle s'approche de la nourrice, souriante :


- Rose..

La cinquantenaire, tourne vivement la tête vers la jeune fille et écarquille les yeux au moment où elle la reconnaît. Elle se recule vivement, apeurée.

- Que fais tu ici fantôme !?

Léana fronce les sourcils, visiblement intriguée, elle s'approche de sa nourrice.

- Je ne suis pas un fantôme Roselyne. Que se passe-t-il ici ?

- Mais... Les.. les maîtres ont dit que tu.. que tu étais morte Léa.. dis moi, es tu morte ?

La concernée ne comprends pas comment cela se faisait que ses parents la fasse passer pour morte. Elle secoue la tête d'un air triste.


- Rose, je ne suis pas morte. Regarde ! Je tiens sur mes deux jambes, je suis en pleine forme. Rose ! Pourquoi Papa et Maman t'ont ils dit cela ?

Encore une fois la nourrice ne répond pas à la question de sa protégée. Elle se rapproche d'elle et pose le bout de ses doigts sur la peau laiteuse de la serpentard pour s'assurer de la consistance de son corps. Rassurée, la femme prend Léana dans ses bras, elle la serre de toute son âme, laissant échapper un torrent de tristesse sur l'épaule de la jeune fille qui lui rend son étreinte avec émotion.

- Tu m'a manquée.

Disent elles en cœur avant de laisser échapper un rire. Les pièces de cet étrange puzzle s'assemblent dans l'esprit de la jeune fille qui finit par se détacher de la nourrice.

- Où sont mes parents Rose ?

- Je... je.. Je ne sais pas.

La nourrice semble gênée, elle ne savait aucunement mentir, encore moins à sa petite Léana. Cette dernière reprend alors d'un ton autoritaire :

- Roselyne Abjuhel, dit moi où sont mes parents. Il faut que je leur parle, c'est important.

- Je.. bon. Ils sont dans le petit salon de l'aile Sud, avec les jumeaux.

- Merci Rose, je suis désolée d'être passée si vite. Je reviendrai après ne t'en fais pas.

Elle embrasse la joue de sa nourrice avec amour avant de quitter la pièce en direction du petit salon après avoir repris son frère. En chemin, elle réfléchit, que se passait il vraiment ici ? Pourquoi la pensait on morte ? Pourquoi Hélias avait été aussi froid avec elle ? Elle se rappelle alors, que ce dernier gisait toujours au sol dans l'entrée, il faudrait qu'elle le ramasse. Au bout d'une dizaine de minutes, le jeune fille arrive en vue de la pièce indiquée par sa nourrice. Elle entend déjà quelques voix tranquilles, les rires de jumeaux et les paroles de sa mère à l'intention de son père qui s'inquiétait pour son fils. Léana continue d'avancer dans le corridor jusqu'à la porte. Là, elle arrête alors sa progression et redépose le corps de son frère au sol. Elle s'avance dans l’encadrement de la porte et regarde sa famille sans faire de bruit : Les jumeaux étaient occupés sur un jeux d'échec sorciers et ses parents lisaient le journal sorcier français. Elle hésite un court instant à ne pas briser la quiétude de ce moment, mais ses questions la taraudait sérieusement. Elle se racle alors la gorge discrètement avant de prendre une voix forte pour annoncer sa présence :

- Waldorg.

Tous se retournent d'un coup face à elle. Rubben et Naëlle ont l'air abasourdis. Sa mère la fixe sans comprendre, alors que son père affiche un masque d'une colère rarement exprimée. Léana ignore ses parents pour s'approcher de sa fratrie, les larmes aux yeux.

- Rub', Naëlle.. vous m'avez manqué...

Une larme s'échappe de ses yeux pour rouler sur ses joues. Les jumeaux se jettent un regard en biais avant de se jeter aux bras de leur sœur en pleurant à chaudes larmes.

- Tu n'es pas morte !

Sa mère arrive alors en direction de ses enfants, l'air aussi abasourdie, que contrariée. Elle brise violemment leur étreinte. Elle prend alors un ton froid hautain, tellement violent que Léana en perd les mots.

- Léana ! Petite idiote !

- Maman... Tu m'as manquée.

- Tu nous a abandonnés Léana, tu ne mérites plus de faire partie de la famille ! C'est une honte que tu portes ainsi notre nom. Pourquoi es tu revenue ici ? Pour briser notre famille ? Pour assouvir ton désir de tyrannie peut-être ? Pour exercer des sorts cruels sur ton frère ou ta sœur ? Tu ne vaut pas mieux qu'un cracmol !

La blonde ne comprends absolument pas de quoi parlait sa mère mais ses mots la prenne tellement au coeur qu'elle ne parviens même pas à s'exprimer. Son père s'approche alors en congédiant les jumeaux, qui ne bougèrent pas d'un poil. Il toise sa fille d’un air hautain.

- Comment oses tu revenir ? Tu n'as rien à faire ici Léana !

-Papa.. explique moi ce bazar. Pourquoi tout le monde me croient morte ?

-Tu donnes des ordres en plus ?! Je n’ai pas à répondre à une traîtresse.

Son père s'avance, menaçant. Léana ne comprends rien de la situation et recule jusqu'à se heurter à la table derrière elle. Elle ose relever les yeux vers son paternel, sort sa baguette et crie pour se faire entendre dans le chaos ambiant.

- Je ne suis pas une traîtresse bordel ! Qu'est-ce que c'est que cette histoire ?

-Ne joues pas à ce jeu Léana, tu risques d'y perdre gros.

La jeune fille craint son père depuis sa tendre enfance, mais là.. il était pire que tout ce qu’elle avait vu. Comme si on lui avait changé son père. Elle se décide de rentrer dans leur jeu et prend un ton hautain.

-J’exige savoir de quoi vous m’accusez !

Cette fois c’est sa mère qui s’approche. Tout le réconfort que Léana avait pu trouvé dans cette femme s'était volatilisé face à son air froid et calculateur. La matriarche emprunte alors une voix mielleuse pleine d’une haine à peine dissimulée dirigée contre sa fille.

- Cesse de nier l’évidence. Nous savons tous ce que tu as fait.

-Dis moi. Ce. Que. J’ai. Fait. Maman.

-Si tu y tiens Léana. Je voulais épargner les jumeaux de ta disgrâce, mais tu m'as obligé. J'espère que tu as honte.

Elle se tourne vers ses plus jeunes enfants cette fois pleine de compassion.

-Mes chéris, cette “personne” vit dans un repaire de délinquants qui forme les élèves à de sombres desseins et dirigé par des êtres hautements maléfiques. C'est elle qui a provoqué la mort de Bérangère.

Léana laisse échapper un hoquet de stupeur, d’abord à cause de la considération que sa mère portait pour elle, puis à cause de ce qu’elle pensait de Poudlard et finalement son accusation, à tort, d’avoir assassiné sa sœur aînée qui travaillait à Beauxbâtons. Les jumeaux regardent leur sœur sans comprendre. Cette dernière se met subitement à bégailler. Les larmes menaçant au coin de ses yeux gris.

-Bé.. Bérangère est morte ? Comment.. ? C'est de ça que vous m’accusez ? D’avoir tué ma propre sœur ! Je n’ai jamais été en France pendant toutes ces années à Poudlard, et vous m'accusez d’avoir tué ma sœur ! Vous êtes complètement fous !

-Léana ! Tu n'as pas droit à la parole, immonde fratricide !

C'était son père qui avait rugit ainsi. Mais Léana, imperturbable, reprend la parole. Les larmes seraient pour plus tard.

-Qui vous a dit que j’avais tué Bérangère ?

-Tu oses poser la question. Insolente ! Hélias nous a tout dit, il nous a montré tes lettres, ainsi que ta proposition de le voir lui et Bérangère. Il nous a raconté tout ce qu’il s’est passé ce jour là, ce que tu leur as dit, à lui et ta sœur. Tout sur tes désirs de puissance et de domination sur les sorciers, sans compter les menaces que tu leur a proféré vis à vis de nous. Tu n’est plus de la famille maintenant Léana. Tu ne le mérite pas.

Évidemment chacunes des choses dont elle était accusée étaient fausses. Elle n’avait jamais quitté Poudlard pour aller tuer sa sœur, c'était insensé. Léana regarde fixement ses parents, incrédule.

- Papa, maman. Vous croyez réellement que j’ai pu faire cela ?

-Je ne vois pas pourquoi Hélias nous aurait menti, il a toujours été droit à Poudlard, et reconnu comme sorcier de bonne augure à Gryffondor.

Léana est totalement sur le cul. Ce n'était pas après Poudlard que ses parents en avait, mais bel et bien après sa Maison ; Serpentard. Elle retourne dans le corridor pour finite son frère affaibli et le prend par le col, envahie par une colère sourde.

-Dis leur. Dis leur que ce sont des mensonges. Dis leur que tu a tué Bérangère. Mais surtout, dis moi, pourquoi as tu fait tout ça ? POURQUOI ?

La rage l’envahit, plus, d'impassibilité. Plus de gentillesse. Plus de clémence. Elle fini et tire son frère devant ses parents en criant comme une démente, les joues ruisselantes de larmes.

- DIS LEUR !

-...

- AVOUE !

-...

- AVOUE QUE C’EST DE TA FAUTE, DIS LEUR !


Soudain, son père se redresse, il a l’air plus en colère qu’auparavant une colère telle que même les cris ne pourraient l'exprimer.

- Léana, stop. Arrête tes mensonges.

- Mais, je ne ment pas ! Je n’ai pas quitté Poudlard ! Je n'ai pas revu Bérangère ni Hélias ! Croyez moi bon sang ! Croyez moi !

-Non. Nous ne te croyons pas. Mais ça n'a plus d'intérêt maintenant. Hélias est un incapable et toi, une fratricide. Vous ne méritez plus, ni l'un, ni l'autre de faire parti de la famille. À partir de maintenant. Vous serez considérés comme des parias. Je vous laisse une heure pour partir.

Son ton est ferme, froid et sans appel. Hélias relève la tête, son air de victime disparaît alors de son visage pour protester.

-Mais..

- Ta gueule Hélias.

La blonde le relâche, et il tombe au sol. Elle se précipite sur les jumeaux pour les enlacer en pleurant à chaudes larmes.

-Surtout, n'oubliez pas que je vous aimes, ne l'oubliez pas. Je vous aimes. Adieu.

Elle embrasse une dernière fois les jumeaux et s'en va à sa chambre sans accorder de regard à ses géniteurs. Là bas, elle récupère sa valise et prend en plus, son violon en bois de cerisier avec les partitions qu'elle avait elle même écrites. Après son passage, la jeune fille ferme la porte et cours à travers la maison pour rejoindre sa nourrice.
Ses larmes ne se tarissent pas et sont à présent accompagnées d'affreux hoquets qui l'empêchait d'énoncer une phrase claire. La cinquantenaire voit alors sa petite, avec un air qu'elle ne lui avait jamais vu. Une immense colère doublée à un profond désespoir étaient peints, ancrés sur son visage. La nourrice ne cherche pas plus loin et vient enlacer la jeune fille pour apaiser ses pleurs. La jeune fille fini par déballer son sac à la femme. Cette dernière ne sais qui en penser, elle tente de la raisonner mais Léana craque et se met à hurler sa colère contre sa nourrice.


-Ça n'a aucun sens Rose ! AUCUN ! Aucun foutu sens ! Il se sont servis de moi, ils m'ont fait passé pour morte et ils OSENT ! Ils osent m'accuser de fratricide !

-Calme toi Léana, s’il te plaît..

-Que je me calme !? Tu n'as pas entendu ce que je t'ai raconté ? Cette famille est complètement barge ! Si c'est comme ça, mieux vaut que je m'en aille !

Sans un mot de plus, la jeune fille tourne dos à sa nourrice et s'en va du domaine avec la ferme intention de ne plus jamais y remettre les pieds.



Léana secoue la tête. Elle avait vraiment été idiote ce jour là. Mais à présent, l’eau avait coulé sous les ponts comme on dit. La jeune fille avait reçu un hibou, l’informant du départ définitif de ses parents et elle en avait profité. Il était temps qu’elle s’excuse. La culpabilité n’avait jamais autant rongé Léana. Elle frappe le heurtoir de la maisonnette et recule de quelques pas. La porte s’ouvre alors sur la même femme qu'elle avait si violemment lâcher deux ans auparavant. Roselyne esquisse un sourire empli de joie et d'amour envers sa visiteuse.

-Ma chérie !

-Rose.. je.. Je suis désolée.

Léana baisse la tête, confuse. Mais la nourrice, elle, s'avance pour enlacer la Serpentard.

-C’est fini.. je ne t’en veux pas Léana. Tu as fais ce qu'il fallait.

La concernée rend une brève étreinte à la femme. Elle s’en détache et lui tend un trousseau de clés.

- Qu'est-ce que..

- Ce sont les clés de la maison Rose. Elle t’appartient à présent, à toi et à ton mari. Le Domaine Waldorg n’a plus lieu d’être maintenant. Bienvenue au domaine Abjuhel, Roselyne !

Elle conclut sa phrase en embrassant du regard le grand jardin qui donnait sur l’immense habitation.

-Tu ne peux pas..

-Si. Et je te dois bien cela. Prenez cela pour une récompense du travail acharné dont vous avez fait preuve toutes ces années. Tu ne peux le refuser Roselyne.

La femme regarde fixement sa protégée. Elle constate alors la maturité de ses traits fins, l’intensité de ses yeux acier et tout simplement la douce beauté qu’elle dégageait. Elle se décide alors à prendre les clés.

-Je n’accepterais qu’à une condition Léana, je veux que tu viennes passer du temps ici, chaque année. Je ne veux pas te dire adieu ma fille.

Le visage de Léana s’adoucit. Elle semble bien plus détendue.

-J'espérais que tu dises ça ! Seulement ça ne sera pas pour maintenant le séjour. Je dois retourner en Angleterre.

-Ne t’en fais pas, vis ta vie ! Je te demande simplement de ne pas nous oublier.

-Ça ne risque pas d’arriver Rose…

La jeune fille regarde alors sa nourrice, non pas comme tel mais comme une fille regarderai sa mère, avec une admiration sans bornes. Roselyne la prend tendrement dans ses bras.

- N'oublie pas Léana, je t’aime.

- Je t’aime aussi Rose..

La blonde romps l'étreinte a contre cœur. Elle se recule avant de tourner dos à celle qui tenait probablement le plus à elle. Plus que n’importe qui.



On ne choisit malheureusement pas sa famille et le destin à voulu que l’histoire soit ainsi. Que son sang lui tourne le dos, que les apparences soient déchirées au profit d'un sombre portrait. Mais parfois, nous pouvons choisir qui nous voulons à nos côtés. C'est là, la morale de l'histoire.
C’est ce que Léana avait fait. Elle a choisi de garder Roselyne, comme seule et unique famille. Celle qui comptait le plus. Une seule personne qui comptait pour mille dans sa tête et ce, à tout jamais.


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Message par Arthur Oakthorne le Lun 28 Mai - 2:04

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Re: C'est ce que l'on nomme, Famille.

Message par Poudlard le Lun 28 Mai - 10:44

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Re: C'est ce que l'on nomme, Famille.

Message par Cahir Var Emreis le Lun 28 Mai - 11:28

on va faire ce qu'on peut
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Message par Everard Beckett le Mer 6 Juin - 19:24



lonarhim gngngngn
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