L'insomnie nourrit les esprits.

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L'insomnie nourrit les esprits.

Message par Vilgefortz Var Emreis le Mar 3 Avr - 1:59

J'ai mal à la tête. Il fait 40 degrés, mes draps collent à ma peau. Impossible de fermer l'oeil malgré la fatigue qui me ronge le corps tout entier. Je me suis souvent demandé pourquoi. Pourquoi est-ce dans ce genre de moments que je rêve. Je ne rêve jamais en sommeil. Du moins je ne m'en souviens que très rarement. Mon esprit est calibré pour rêver éveillé. J'observe le plafond depuis mon lit, inerte, les yeux brûlants sous les assauts de la fatigue. Les affres du manque de sommeil me gagnent peu à peu, jusqu'à ce que dans mon esprit germe une idée. Une base; Un principe quelconque. Et alors, je pars. Je m'en vais ailleurs, dans une contrée lointaine, hors de toute lucidité. La ou ne sont pas régies les lois de la réalité, l'accablant quotidien qui pèse sur nos épaules. Certains déversent leur frustration ouvertement, d'autres la libèrent dans une activité quelconque. Certains rêvent. Moi ? Je fais tout à la fois. Aujourd'hui, mon esprit m'a mené dans une galaxie lointaine. Un contexte inconnu. Peut-être est-ce inspiré d'oeuvres que j'ai lues, vues ou écoutées dans ma vie. Une chose est certaine, mon esprit fourmille quand il ne dort pas.



La porte de ma cellule se referme. Le soleil doit probablement se coucher, car le cybergarde de notre section vient de finir sa ronde. Je dois me remettre au travail. Il ne reste que sept cycles avant qu'ils ne m'effacent. Tavlov, un détenu du bloc 7, m'a troqué un bioterminal de sa conception. Ce que j'ai du faire en échange... je ne veux plus y penser. J'ai suffisamment commis de crimes. Si je parviens à sortir d'ici... j'aurais tout le temps de parlementer avec mes démons. Pour l'instant, je dois rester concentré. Tous les jours, la navette pénitentiaire nous amène des injections de protéines. Elles servent à nous maintenir en vie, tout en nous assurant une prison chimique... depuis quelques jours, je ne les prends plus. Je me sens de plus en plus faible, à mesure que ma lucidité grandit. Ma cellule est l'une des sept mille cages du bloc 29. Si je parviens à m'échapper, j'aurais plusieurs kilomètres à parcourir pour sortir de ma section. Avec le bioterminal de Tavlov, j'ai enfin une infime chance de quitter cet enfer. Voilà plusieurs jours que je tente de hacker la serrure quantique dont est affublée ma cage de silicium. Perdide, la planète prison dans laquelle je suis retenu, est la plus massive du plan principal. Ici, on enferme les pires engeances possibles. Capturées dans un périmètre de trente années lumières. Les planètes prison sont toujours des lieux de morts.... mais celle ci arrive en tête des pires endroits de la galaxie. Elle compte 500 niveaux, creusés dans une planète de silicium et de pierres volcaniques. On y trouve des criminels de toutes sortes, mais les pires... sont les scalpeurs du cinquième pole. On a longtemps cru que leur existence était une légende. Une fable pour les enfants turbulents. Mais il y a deux cycles, lorsque le cinquième pole fut découvert... ils sont sortis de leur nid. Tel un essaim barbare. Sur Perdide, les armées du cénacle ont régi comme elles ont pu. Elles ont d'abord protégé la citadelle, qui abrite dirigeants et classes supérieures. Pour les populations modestes, ce fut une autre histoire. Les pertes furent terribles. Et les drames si nombreux, qu'on cessa d'enterrer les défunts. Ceux qui ont pu survivre se sont retranchés dans la cité engloutie, sous la surface des eaux qui bordent le complexe pénitentiaire. Ici les scalpeurs sont enfermés pour mourir. Sans perspective de jugement, ni de sortie. Et je dois dire que c'est un mal nécessaire. Ces engeances ne méritent pas la vie. Leurs méfaits sont si répugnants qu'aucun homme n'a pu survivre pour les rapporter. Seules les charognes qu'ils laissent sur leur passage témoignent de leurs actes. Pourtant... le scalpeur qui est enfermé avec moi dans la cellule est différent. Il semble dénué de toute violence. Même s'il ne parle pas, il semble me comprendre. J'ai acheté sa complicité en lui promettant la liberté. Ou tout du moins une chance de mourir pendant notre fuite. Mon compagnon d'infortune s'est réveillé ce matin avec une drôle de tête. Il a l'air encore plus pâle que d'habitude. En regardant son avant bras, je constate que son transpondeur clignote. Obéissant à un sinistre rythme. Il sera effacé demain. Alors... c'est pour ce soir.

Mes calculs m'indiquent que la nuit est tombée. Je connecte le bioterminal à la serrure, et commence à hacker les combinaisons. J'espère que Tavlov mérite sa réputation. Et que je n'ai pas terni la mienne pour rien. Au bout de quelques minutes, la serrure abandonne enfin. Notre chance vient de naître. Avant même de réaliser le risque fou que nous prenons, sous sommes déjà en train de dévaller les couloirs interminables du bloc 29. Mon coeur cogne contre ma poitrine. Je regarde le scalpeur. Sa peau est si diaphane qu'on voit presque le sang pulser dans ses veines. Arrivés au bout du couloir, nous dévalons l'infinie cage d'escaliers qui descend dans ces cercles infernaux que sont les secteurs pénitentiaires. Je dois compter les étages pour atteindre le niveau 37. C'est là que l'issue la plus proche nous attend. L'alarme s'est déclenchée. Ils savent que nous avons déserté nos cellules. On entend les membres mécaniques des cybergardes qui s'entrechoquent juste au dessus de nous. Je croise le regard du scalpeur. Je lis de la peur dans ses yeux. Elle est contagieuse et tente de me gagner. Je résiste. Nous entendons les cris des autres détenus, qui ont compris la raison d'une telle agitation. Juste avant d'atteindre le niveau tant espéré, nous entendons une brigade de cybergardes se ruer vers nous. Je hèle mon compagnon dans un souffle, et nous nous engouffrons quelques niveaux au dessus de notre objectif. Ici, le couloir semble silencieux. Après un rapide coup d'oeil dans les cellules, je constate avec effroi que l'étage abrite des scalpeurs. Si le silence est présent, ce n'est pas parce que les détenus sont calmes. C'est parce que la plupart sont morts. Privés de nourriture par des cybergardes trop effrayés pour s'en approcher, ces monstres se sont entretués pour survivre. La cellule ou mon regard s'arrête abrite un scalpeur qui ronge le tibia d'un de ses frères d'armes. Je déglutis difficilement, et me concentre à nouveau sur mes jambes. Je prie pour qu'elles me portent loin de ce cauchemar. Arrivé au bout du couloir, je m'accroupis pour tenter de passer par une chambre d'aération. Soudain, je hurle de douleur sans même m'en rendre compte. Mon poignet est en sang. Et la chair sous le terminal se met à roussir. Le bioterminal de Tavlov... il est piégé. Je... je n'aurais pas dû. Avant que je puisse maudire cette ordure sans parole, mon visage s'écrase sur le sol.



La suite prochainement, les insomnies sont légion.

Vilgefortz Var Emreis

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Re: L'insomnie nourrit les esprits.

Message par Vilgefortz Var Emreis le Mar 3 Avr - 20:33

C'est le crâne douloureux que je m'éveille. Le sol semble trembler autour de moi. Comme une vibration constante entrecoupée de coups sourds et écrasants. Des musiques, harmonies aléatoires sont en train de résonner dans ma boite crânienne, et les clameurs d'une foule endiablée se font connaître. Je me redresse en grimaçant alors qu'une senteur enivrante s'empare de mes narines, et je constate que je baigne dans une flaque de pétrole. Il ne me faut pas longtemps pour saisir ou je suis. Le pétrole est ici une denrée plus rare que le sang, et sa seule utilisation consiste à donner vie aux robots de combat. Comme le crime est interdit, seuls les robots sont autorisés à se battre. Je pivote et prends appui sur mes genoux pour me redresser. J'entends derrière moi des crissements de métal. Comme si une gigantesque machine effectuait quelques mouvements compliqués par la rouille. Mes yeux voient encore flou, remplis de poussière et de sang. Mais un colosse métallique est en marche vers moi. L'adrénaline me met sur pieds, et j'entends la foule démoniaque psalmodier des champs de mort. Les classes supérieures de Perdide ont répondu présent au spectacle de mise à mort. Le scalpeur est déjà blessé, mais il semble vivant. Il a déjà eu affaire au courroux mécanique du colosse d'acier. J'ai mal partout et mon corps m'envoie des messages pessimistes. Au moins... nous mourrons en hommes libres. Comme pour arrêter le temps, je lève mon regard vers le ciel verdâtre. Il est bien là, flottant crânement au dessus de notre désespoir. Le vecteur. Ce gigantesque vaisseau qui surplombe Perdide, notre seul espoir. Il est la seule issue vers notre salut. Mais pour l'instant, ce rêve est bien loin. A nos côtés, seule se manifeste l'odeur de la mort. L'arène sacrificielle fait une trentaine de mètres de long. Le robot se met en branle vers mon compagnon d'infortune. Je balaie le terrain des yeux. Un tas de ferraille attire mon regard. C'est la dépouille d'un robot de duel. Je cours vers l'amas de taules, et me saisi d'un bout de mécanisme. Il a la forme d'une lance. Sans réfléchir, je cours vers notre antagoniste alors que la foule en liesse hurle sur mon passage. J'ignore qui ils souhaitent voir triompher mais leurs cris gutturaux ne laisse que peu de place au doute. C'est notre mort qu'ils appellent. Notre trépas, qu'ils espèrent. Je mets toute ma force en plongeant mon arme de fortune dans les circuits dorsaux de la bête mécanique. Une décharge électrique qui remonte mon bras m'indique que mon coup a porté. Le robot vacille et se lance dans une danse frénétique et saccadée, la foule éructe de colère et de plaisir. Ils voulaient du spectacle et commencent à être satisfaits. Le robot s'affale de tout son long dans un fracas métallique. Je regarde le scalpeur... un instant passe, ou la clameur de la foule devient sourde. J'entends presque mon coeur battre, mon sang pulser dans mes veines. La partie de mon être qui éprouve du soulagement laisse la place à celle qui craint pour ce qui arrive. Et comme une confirmation, le sol de l'arène se met à trembler. Alors que je le vois se mouvoir sous mes pieds, je comprends qu'ils sont en train d'ouvrir les portes du précipice. Quand les combats sont terminés, le vainqueur et la dépouille du perdant son jetés dans une fosse immense. Elle se jette des centaines de mètres plus bas. Dans les dolongs. Cet amas de verdure entremêlée, ou d'immenses êtres végétaux entremêlent leurs racines figées hors de terre. Si la chute ne vous tue pas, ce sont les frelons qui s'en chargeront. Ces créatures de la taille d'un homme sont le cauchemar des aventuriers imprudents. Toute la prison est bâtie sur pilotis et surplombe l'ancienne cité désormais transformée en vestige corallien.

Je reprends mes esprits. Je vois des cybergardes armer leurs canons quantiques. Avec mon compagnon, nous n'attendons pas que le sol se dérobe. Je commence à courir vers le précipice. Le scalpeur a tout de suite compris mon plan, et je le vois sauter en même temps que moi vers ce qui sera sans doute notre fin. Ça y est. Nous volons. Dans ma chute interminable, je tourne sur moi même jusqu'à apercevoir le ciel zébré par les canons qui tirent de frustration. Derrière les traînées laser, j'aperçois le vecteur. Il flotte, majestueux. Juste au dessus de nous. Si nous survivons, il sera notre dernière chance pour fuir les limbes de Perdide. Mais pour l'instant... c'est la mort qui nous appelle. En tombant, les cités dortoirs qui soutiennent la prison me toisent avec dédain. Je vois des gens aux fenêtres qui nous regardent tomber. Comme si nous étions une pluie d'un autre genre. Les cités dortoirs sont construites en obsidienne, et les têtes qui dépassent des fenêtres minuscules semblent être des milliers. Ils ont tous entendu le sol des sacrifiés s'ouvrir au dessus de leur tête... ils savent. Ils veulent nous voir embrasser les bois sombres qui serpentent au sol dans une gerbe de sang. Cette planète n'a rien que du malheur à offrir.

Nous tombons depuis plusieurs minutes maintenant. Il fait froid. Le scalpeur flotte à mes côtés. J'en viens à me demander si cette chute cessera un jour. Autour de nous, l'obscurité. Je regarde vers ce que la gravité m'indique comme destination. Je commence à contracter mes muscles dans l'attente du choc. C'est un craquement sourd qui m'annonce l'impact. Le scalpeur vient de toucher l'un des arbres millénaires juste avant moi. Je l'imite, une seconde plus tard et je me retrouve dans un immense nid de cire. Je n'ai pas eu le temps de prendre mon souffle. J'ai peur. La cire est verdâtre et visqueuse, autour de moi. Je ne ressens plus aucune sensation, alors qu'elle m'engloutit lentement. En essayant de me repérer dans l'espace, je regarde vers mes pieds. Je ne comprends plus. Je distingue des lumières. Blafardes d'abord, mais de plus en plus vives à mesure que je m'enfonce dans les profondeurs sous le poids de ma peur. Etrangement, je me détends. Comme si j'acceptais enfin mon sort. Je sens que l'air dans mes poumons arrive à la fin de ses réserves. Je cherche le scalpeur du regard... je ne le trouve plus. Je me tourne dans toutes les directions, alors que je commence à paniquer, je vois une forme lumineuse s'approcher de moi. Son bras est tendu vers mon visage, et je comprends que c'est un respirateur. Je suffoque presque en engloutissant l'air qui me sauve. Le plongeur me prends le bras et m'emmène vers le fond de cet océan de cire. Je comprends qu'il me conduit vers la ville. Je me laisse entraîner vers le fond, vers la première cité de Perdire. Avant qu'elle ne se mute en planète prison. Avant le grand déluge qui l'a mise en sommeil sous la verdure. C'est une citée mangée par la faune des dolongs. Je vois des frelons gigantesques qui passent entre les bâtiments figés dans les racines, caressant les murs de leurs carapaces d'os. Certaines parties de la ville semblent debout, et encore habitables car on distingue des silhouettes qui s'affairent dans les ruines lumineuses. Mes yeux ont peine à le croire, mais le peuple qui vit ici a rendu possible la vie souterraine. La ville est éclairée par une présence constante de lucioles, ces petits êtres par millions qui se relaient à chacun leur tour. On me conduit au pied d'un immeuble, face à un sas d'entrée. Je marche les derniers mètres, et me voici dans une pièce gigantesque. J'aperçois avec soulagement mon ami scalpeur qui reprend ses esprits. Je repense à la cellule, à l'arène, à la bave qui coulait des bouches avides de barbarie dans la foule. Alors que ma mâchoire s'entrouvre pour remercier nos sauveurs, je suis arrêté par un doigt qui se pose sur mes lèvres comme une invitation solennelle à me taire. Le vieil homme dont le doigt s'est posé ouvre sa bouche, et me montre l'espace créé par l'absence de sa langue. Elle a disparu. En voyant le silence dans lequel s'affairent les personnes alentours, je comprends que ce peuple ne parlera plus. Ils nous emmènent au fond de la grande salle ou trône une arche en marbre. Elle est posée sur un piédestal cerclé par quelques marches. Je ne comprends pas ce qui m'arrive. Je me laisse faire et le scalpeur m'imite sans réfléchir. On nous conduit vers le piédestal dans une procession silencieuse. Toutes et tous s'agenouillent sur notre passage, comme si nous étions importants, comme si nous étions attendus. Je m'approche de l'arche et je découvre avec surprise qu'une matière translucide occupe le vide formé par l'arche. Cette matière semble vivre, comme si de minuscules organismes pullulaient en son coeur. Des paillettes iridescentes fourmillent dans cette étendue nacrée. Curieusement, sa contemplation me plonge dans une sorte de paix intérieure. Le vieil homme qui nous a accueillis me place des épices et du corail dans la main. Il fait danser ses doigts au dessus de ma paume dans une chorégraphie qui cache un rituel précis. Toujours sans le moindre son, il a terminé. D'un geste de la tête, il m'invite à franchir le portail. Je devrais être mort à l'heure actuelle. Tué lors d'un effacement dans la prison. Sous les coups d'un robot dans une arène, empoisonné par les dolongs d'une planète prison. Mais au lieu de cela, j'approche ma main d'une matière translucide et dansante... dans une ambiance paisible et silencieuse. Quoi qu'il arrive, ce sera toujours mieux que ce que le destin avait prévu pour moi. Ma main rentre en contact avec cette matière et je sens mon corps disparaître. Je ne suis plus qu'une idée. Une conscience. Mon corps est translucide. Il ressemble à un ectoplasme éthérique.

Je remonte depuis les profondeurs des dolongs. Je laisse la ville étouffée sous mes pieds. Je m'élève depuis la surface des arbres millénaires. Je remonte le long des cités dortoirs. Je survole désormais la prison, et ses éternités de souffrance. Cette planète ressemble à une machine de mort. Partout, des fumées, des antennes et des grilles, des murs d'enceinte et des crevasses. Mais plus je m'élève et pus mon coeur devient léger. Comme si le peuple des dolongs avait pu lire dans mon esprit. Je comprends que nous allons vers le vecteur. Le vaisseau qui flotte au dessus de Perdide... est presque à notre portée maintenant. Et notre envol suit un motif précis qui nous mène jusqu'à lui. Une rampe s'abaisse et laisse passer notre enveloppe. Ce grand vaisseau n'est en fait qu'une coquille vide. En son sein, une petite plateforme qui fait office de coeur à l'édifice. Le scalpeur et moi nous approchons. Notre corps reprends sa forme initiale. Sur la plateforme flotte une forme que je ne saurai décrire... mais au fond de moi je sais ce que c'est. Alors que j'approche ma main, le vaisseau autour de nous s'efface pour laisser place à immensité immaculée. Comme si nous flottions dans un vide divin. Tout est calme et serein... toute la souffrance de ces années s'efface. Il ne reste plus que cette chose. Comme si la vie elle-même tournait autour de lui. Je regarde une ultime fois le scalpeur. Il semble comprendre ce que je traverse. De concert, nous approchons nos doigts du but. Ça y est, nous y sommes. Il n'est plus possible de traduire avec les mots ce que je ressens. Je comprends maintenant pourquoi le peuple des dolongs n'a plus de langue. C'est parce qu'ils savent que les mots sont inutiles. Ils savent que la réalité est autre. Je m'en vais... adieu Perdide. Mes yeux se ferment pour n'être plus que sensations. Et sans même m'en rendre compte, mes lèvres dessinent ce que les hommes appelaient autrefois... un sourire.

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